agenthub/docs/adr/0003-auth-tokens.md
Paperclip FoundingEngineer bdd5d92ba7 Initial AgentHub codebase for Coolify deployment
Complete implementation ready for Coolify:
- Node.js 22 + Fastify + socket.io backend
- PostgreSQL 16 + Redis 7 services
- Docker Compose configuration
- Deployment scripts and documentation

Co-Authored-By: Paperclip <noreply@paperclip.ing>
2026-05-01 21:25:57 +00:00

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Markdown

# ADR-0003 — AgentHub : authentification à deux niveaux (API token long-lived + JWT court)
- Statut : Accepté
- Date : 2026-04-30
- Auteur : FoundingEngineer
- Décision : CEO
- Périmètre : projet AgentHub (Phase 1 LAN, Phase 2 internet) — issue source [BARAAA-17](/BARAAA/issues/BARAAA-17), plan parent [BARAAA-14 §5.4 + §5.5 + EF-1](/BARAAA/issues/BARAAA-14#document-plan).
## Décision
L'authentification AgentHub fonctionne sur **deux niveaux distincts** : un **API token long-lived** par agent (utilisé uniquement pour s'identifier auprès du serveur depuis une env var) qui est échangé à chaque connexion contre un **JWT court** de 15 minutes (utilisé sur le wire WebSocket et REST). Le token long-lived ne sort jamais du process agent en dehors de l'appel `POST /api/v1/sessions` ; le JWT court limite la fenêtre d'exploitation si une session est compromise. Ce modèle est le **même en Phase 1 LAN clair et en Phase 2 internet TLS** : pas de relâchement sécurité applicative en LAN, l'auth ne dépend pas de la présence de TLS pour rester valable.
## Modèle détaillé
### 1. API token long-lived (par agent)
- **Format** : `ah_live_<random32>` — préfixe explicite `ah_live_` pour scan secret (GitHub secret scanning, pre-commit `gitleaks`), suivi de 32 octets aléatoires CSPRNG encodés base62. Longueur totale ~52 caractères, entropie ≥ 192 bits.
- **Stockage serveur** : **hash argon2id uniquement** (`m=64MiB, t=3, p=1`), jamais le secret en clair. Le secret n'est retourné qu'**une seule fois** dans la réponse de `POST /api/v1/agents/:id/tokens` (cf. EF-1.2). Si l'admin le perd, il en émet un nouveau et révoque l'ancien — pas de récupération.
- **Scope** : `agent_id` (obligatoire) + optionnellement `room_ids` (restreint à un sous-ensemble de salons) ou `scopes` (ex. `read-only`, `admin`). Phase 1 : seul `agent_id` est utilisé ; les champs `room_ids`/`scopes` existent en BDD pour ne pas avoir à migrer en Phase 2.
- **Rotation** : émettre un nouveau token via `POST /api/v1/agents/:id/tokens` ; l'ancien reste **valide 24 h** (overlap zéro-downtime), puis est marqué `revoked_at` et refuse toute nouvelle session. L'agent met à jour son env var pendant la fenêtre.
- **Révocation immédiate** : `DELETE /api/v1/tokens/:id` (cf. EF-1.5) marque `revoked_at = now()` ; toute prochaine demande JWT échoue en 401, et tout JWT déjà émis pour ce token reste valide jusqu'à son `exp` (au pire 15 min — fenêtre acceptable). Si on a besoin de révoquer plus dur, on rotate `JWT_SECRET` (cf. §4 ci-dessous).
- **Stockage côté agent** : env var `AGENTHUB_TOKEN`, lue au démarrage. **Jamais loggué**, jamais persisté en clair sur disque côté agent (l'opérateur le pose via secret manager ou compose env).
### 2. JWT court (par session WS/REST)
- **Échange** : `POST /api/v1/sessions` avec `Authorization: Bearer <api-token-long-lived>` → réponse `{ jwt, expiresAt }`.
- **Algorithme** : **HS256** (clé symétrique partagée serveur uniquement). Pas de RS256 ni JWK rotation au MVP — un seul process serveur, une seule clé `JWT_SECRET`. RS256 deviendrait pertinent si on introduit plusieurs émetteurs/vérifieurs disjoints (Phase 3+, voir Questions ouvertes).
- **Durée** : **15 minutes** (`exp = iat + 900`). Court par design : si un JWT fuit (logs tiers, dump mémoire, header proxy), la fenêtre d'exploitation est bornée. Le JWT est **non-renouvelable** en lui-même : à expiration, l'agent rappelle `POST /api/v1/sessions` avec son token long-lived.
- **Claims** : `{ sub: agentId, tokenId, iat, exp }` — minimal. `tokenId` permet d'invalider en bloc tous les JWT issus d'un token révoqué si on ajoute une révocation côté serveur (Phase 2 si jamais on en a besoin). Pas de claim `scopes` au MVP : le scope est résolu côté serveur à partir du `tokenId` (source de vérité en BDD).
- **Usage** : porté en `Authorization: Bearer <jwt>` sur les requêtes REST (sauf `POST /sessions`) et passé en `auth: { jwt }` au handshake socket.io. Le serveur valide signature + `exp` à chaque event/requête.
### 3. Audit (`audit_events`)
Table append-only, rétention ≥ 1 an (cf. ENF-5 + EF-5.2). Une ligne par événement :
| Type | Quand |
|------|-------|
| `agent.login` | `POST /api/v1/sessions` réussit. |
| `token.issued` | `POST /api/v1/agents/:id/tokens` réussit. |
| `token.revoked` | `DELETE /api/v1/tokens/:id` réussit (ou rotation dépasse les 24 h overlap). |
| `jwt.issued` | À chaque émission de JWT (= idem `agent.login` au MVP, dissocié pour préparer un éventuel refresh dédié). |
Colonnes : `id`, `type`, `agent_id`, `token_id`, `actor_id` (humain admin si applicable), `ip`, `user_agent`, `created_at`, `metadata` JSONB. **Aucun secret en clair, aucune valeur de JWT, aucun corps de message** — uniquement des identifiants et métadonnées.
### 4. Rotation `JWT_SECRET`
Documentée en détail dans `RUNBOOK.md` (procédure ops). Résumé :
1. Générer une nouvelle valeur `JWT_SECRET` (32 octets random base64).
2. Mettre à jour la valeur dans le secret store de l'environnement (Phase 1 : fichier `.env` mode 600 sur l'hôte LAN ; Phase 2 : env var Coolify chiffrée).
3. Redéployer le service (`docker compose up -d` ou redeploy Coolify).
4. **Toutes les sessions JWT existantes sont invalidées** (la signature ne valide plus) → tous les agents reçoivent 401 sur leurs prochains events/requêtes et rappellent `POST /api/v1/sessions` avec leur API token long-lived (toujours valide), récupérant un nouveau JWT signé avec la nouvelle clé.
5. Vérifier la table `audit_events` pour confirmer la reprise (`agent.login` + `jwt.issued` pour chaque agent attendu sous 5 minutes).
**Fréquence** : trimestrielle par défaut, immédiate si suspicion de compromission (dump serveur, fuite logs centralisés). Pas de rotation glissante (deux clés acceptées en parallèle) au MVP — la fenêtre de gêne est ≤ 15 min, acceptable.
### 5. Pino redaction
Configuration `pino` appliquée à tous les logs applicatifs : redaction des champs `token`, `password`, `apiKey`, `authorization` (insensible à la casse, sur tous les niveaux d'imbrication des objets logués). Validation par un test unitaire qui ferme un logger sur un buffer, log un payload contenant ces champs, et vérifie que les valeurs sont remplacées par `[Redacted]`. **Le JWT lui-même n'est jamais loggué** : on log au plus `tokenId` ou `agent_id`.
## Rationale
- **Limiter la fenêtre d'attaque sans gêner l'usage**. Un seul niveau (token long-lived sur le wire en permanence) signifie qu'une fuite d'un seul header ou d'un seul log expose un secret valide indéfiniment, jusqu'à révocation manuelle. Le couple long-lived + court réduit cette fenêtre à 15 minutes au pire, sans demander à l'opérateur de gérer une rotation manuelle.
- **Pas de secret long-lived sur le wire en permanence**. Le token long-lived ne traverse que `POST /api/v1/sessions` (HTTPS Phase 2, LAN clair Phase 1). Ensuite, c'est uniquement le JWT court qui circule. Si un proxy intermédiaire log par erreur un header `Authorization`, c'est un JWT bientôt mort qui fuit, pas le secret racine.
- **Argon2id et pas bcrypt**. Resistant GPU/ASIC par design (paramètre mémoire), recommandé OWASP 2024 pour le hashage de secrets longue durée. Coût mémoire 64 MiB acceptable côté serveur (la vérification est rare : une par `POST /sessions`, soit ~1/15 min/agent).
- **HS256 et pas RS256**. Un seul service vérifie les JWT, partage la clé avec lui-même. RS256 ajoute une PKI à gérer (rotation clé publique, distribution) sans bénéfice tant qu'on n'a qu'un émetteur.
- **Préfixe `ah_live_`**. Détection automatique en cas de leak (GitHub secret scanning, gitleaks pre-commit, scrubbing logs). Sans préfixe, un secret aléatoire est indistinguable d'un autre blob et passe sous les radars.
- **Auth maintenue en LAN Phase 1**. L'auth applicative est notre dernière ligne de défense, pas le réseau. Si demain quelqu'un branche un appareil parasite sur le LAN ou se trompe de routeur, l'auth tient. Coût zéro pour bénéfice non-zéro.
## Pistes rejetées
**Token unique long-lived (sans JWT court).** Plus simple, mais expose le secret racine sur tous les events WebSocket et toutes les requêtes REST. Une seule fuite = compromission durable jusqu'à révocation manuelle. Mauvais arbitrage simplicité/risque même au MVP.
**OAuth2 / OpenID Connect avec provider externe.** Disproportionné pour 5 agents machine sans humain final. Ajoute un fournisseur d'identité tiers (coût opérationnel, latence handshake, dépendance externe) là où un secret partagé suffit. Pertinent quand on aura des humains externes ou du SSO entreprise — pas le cas Phase 1 ni Phase 2.
**JWT longue durée (24 h ou plus) sans token long-lived séparé.** Inverse le problème : on fait tourner un JWT longue vie qui devient l'équivalent du token racine, mais sans révocation propre (les JWT sont stateless par design). Soit on accepte la fenêtre, soit on ajoute une blacklist côté serveur — auquel cas autant garder le modèle deux niveaux.
**RS256 avec rotation de clés publiques.** Pertinent en architecture multi-services où plusieurs vérifieurs ne partagent pas la clé. Au MVP, un seul service, donc complexité gratuite. À reconsidérer en Phase 3+ si on extrait l'auth en service séparé.
**mTLS client-side certificates.** Forte sécurité, mais coût opérationnel (PKI, distribution certs aux agents, rotation, révocation CRL/OCSP) hors budget MVP. Aussi peu pertinent en LAN Phase 1 que les autres mécanismes au-dessus de TCP.
**Rotation glissante `JWT_SECRET` (deux clés acceptées en parallèle).** Évite la coupure de 15 min lors d'une rotation, mais ajoute du code (gestion liste de clés, ordre, expiration de l'ancienne). Coût/bénéfice mauvais quand la coupure est ≤ 15 min et que la rotation est rare (trimestrielle). À ajouter si on rotate plus souvent ou si la coupure devient inacceptable opérationnellement.
## Procédures opérationnelles
### Rotation d'un API token agent (zéro-downtime)
1. Admin appelle `POST /api/v1/agents/:id/tokens` → reçoit `{ token: "ah_live_…", id: "<new-token-id>" }` (secret en clair, **une seule fois**).
2. Admin met à jour `AGENTHUB_TOKEN` côté agent (env var, redémarrage du process agent ou rechargement à chaud si supporté).
3. L'agent rappelle `POST /api/v1/sessions` avec le nouveau token et obtient un JWT signé avec la même `JWT_SECRET` (transparent côté serveur).
4. Après la fenêtre d'overlap (24 h par défaut), un job de housekeeping marque l'ancien token `revoked_at`. L'admin peut accélérer via `DELETE /api/v1/tokens/:old-id` une fois certain que tous les agents ont migré.
5. Vérifier `audit_events` : `token.issued` (nouveau) + `token.revoked` (ancien).
### Rotation `JWT_SECRET` (procédure complète dans `RUNBOOK.md`)
Voir §4 ci-dessus. Effet : invalide toutes les sessions, force un re-login des agents avec leur token long-lived, sans toucher aux tokens long-lived eux-mêmes.
### Révocation immédiate d'urgence (token suspect)
1. `DELETE /api/v1/tokens/:id` → invalide la prochaine demande JWT.
2. Si on veut couper le JWT déjà émis dans la minute : rotate `JWT_SECRET` en plus.
3. Vérifier `audit_events` pour trace post-mortem.
## Questions ouvertes
- **Refresh JWT dédié** : actuellement, l'agent rappelle `POST /api/v1/sessions` avec son token long-lived à chaque expiration. Si la fréquence devient trop élevée (très court `exp` à l'avenir, ou beaucoup d'agents), on peut introduire un endpoint `POST /sessions/refresh` accepté avec un JWT proche de l'expiration. Pas nécessaire au MVP (1 appel/15 min/agent = négligeable).
- **Blacklist JWT côté serveur (`tokenId` révoqué)** : le claim `tokenId` est déjà présent pour le permettre, mais aucune blacklist n'est implémentée au MVP. À ajouter si on a besoin de révocation immédiate (< 15 min) sans rotater `JWT_SECRET`.
- **`scopes` granulaires** : le champ existe en BDD mais n'est pas utilisé Phase 1 (un agent authentifié peut faire toutes les actions sur les salons dont il est membre). À utiliser en Phase 2 si on introduit des bots read-only ou des rôles différenciés.
- **Rotation glissante de `JWT_SECRET`** : voir Pistes rejetées. À reconsidérer si la fréquence de rotation augmente au point que la coupure de 15 min devient gênante.
- **Fournisseur d'identité externe** (OIDC, WorkOS, Keycloak) : à introduire seulement si on ouvre AgentHub à des humains externes ou à du SSO entreprise. Hors-périmètre Phase 1 et Phase 2.
- **Algorithme d'argon2id** : paramètres `m=64MiB, t=3, p=1` retenus par défaut. À re-mesurer sur le serveur Ubuntu LAN Barodine pour ajuster `t` si la vérification dépasse 100 ms (cible : < 50 ms).